Le SMIC horaire brut est fixé à 12,31 euros depuis le 1er juin 2026. Que vous soyez étudiant, en CDD ou en CDI, ce taux s’applique de la même façon pour 25 heures par semaine. Le salaire brut mensuel de base est donc identique, quel que soit le statut du contrat.
La différence de rémunération réelle ne se joue pas sur la fiche de paie brute. Elle apparaît sur le net perçu, sur les indemnités de fin de contrat et sur le traitement fiscal. Trois mécanismes distincts qui, cumulés, créent des écarts parfois significatifs entre un étudiant salarié, un CDD classique et un CDI à temps partiel.
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Cotisations sociales et net réel pour 25h au SMIC
Le calcul brut est simple : 25 heures multipliées par 52 semaines, divisées par 12 mois, puis multipliées par le SMIC horaire de 12,31 euros. Le résultat donne un salaire brut mensuel d’environ 1 330 euros pour tout salarié à 25h, sans distinction de contrat.
En revanche, le passage du brut au net varie selon le statut. Un salarié en CDD ou en CDI classique voit ses cotisations salariales réduire son salaire net d’environ 22 à 23 % du brut. Pour un contrat standard à 25h au SMIC, le net tourne donc autour de 1 050 euros par mois.
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Le cas de l’alternance change la donne. Un étudiant en contrat d’apprentissage bénéficie d’une exonération de cotisations sociales jusqu’à 79 % du SMIC. Sur la tranche exonérée, son net est quasiment égal à son brut. Résultat : à volume horaire comparable, un apprenti peut percevoir un net supérieur à celui d’un salarié en CDD ou CDI payé au SMIC, alors même que son brut de référence repose sur la même base légale.

Étudiant hors alternance : même régime que les autres
Un étudiant embauché en CDD saisonnier ou en CDI temps partiel (hors alternance) ne bénéficie d’aucun avantage sur les cotisations. Son taux horaire, ses charges salariales et son net mensuel sont strictement identiques à ceux de n’importe quel autre salarié au SMIC.
La confusion fréquente vient du fait que le terme « contrat étudiant » n’existe pas dans le Code du travail. Un étudiant signe un CDD, un CDI ou un contrat saisonnier. Seul le contrat d’apprentissage ou de professionnalisation crée un régime de cotisations différent.
Indemnité de précarité en CDD : un bonus que le CDI n’offre pas
Le CDD ouvre droit à une indemnité de fin de contrat, souvent appelée prime de précarité. Elle représente 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la durée du contrat. Pour un CDD de 6 mois à 25h au SMIC, cette prime ajoute plusieurs centaines d’euros au total perçu.
Le CDI ne prévoit aucune indemnité équivalente à la fin du contrat (hors licenciement). Un salarié en CDI à 25h au SMIC perçoit donc, sur une période donnée, un montant global inférieur à celui d’un CDD de même durée, toutes choses égales par ailleurs.
- CDD classique : indemnité de précarité de 10 % du brut total, versée à la fin du contrat
- CDI temps partiel : pas d’indemnité de fin de contrat, mais accès progressif à l’ancienneté et aux avantages conventionnels
- Contrat saisonnier (souvent utilisé pour les étudiants) : indemnité de précarité également due, sauf si une convention collective l’exclut expressément
Cette indemnité est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Elle n’est donc pas perçue intégralement en net, mais elle reste un complément non négligeable que le CDI ne compense qu’à long terme par la stabilité.
Fiscalité des revenus étudiants : l’exonération méconnue
Les étudiants de moins de 25 ans bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu sur leurs salaires, dans la limite d’un plafond annuel équivalent à trois fois le SMIC mensuel. Les revenus perçus au-delà de ce seuil sont imposables normalement.
Ce mécanisme fiscal ne modifie pas le salaire net versé chaque mois. Il intervient au moment de la déclaration de revenus et peut réduire, voire annuler, l’impôt dû par l’étudiant (ou par le foyer fiscal de ses parents s’il y est encore rattaché).
Un salarié en CDD ou CDI qui n’est pas (ou plus) étudiant ne bénéficie pas de cette exonération. À salaire net mensuel identique, l’étudiant conserve un avantage fiscal annuel réel tant qu’il reste sous le plafond.

Durée minimale de travail à 25h : la dérogation étudiante
Le Code du travail impose une durée minimale de 24 heures par semaine pour les contrats à temps partiel en CDI. Un contrat de 25h respecte cette règle sans difficulté.
En revanche, si un étudiant souhaite travailler moins de 24 heures, une dérogation légale existe. Les étudiants de moins de 26 ans peuvent demander un CDI en dessous de 24h par semaine, et l’employeur ne peut pas refuser cette demande au seul motif du seuil légal. Cette souplesse n’est pas accessible à un salarié non étudiant, sauf accord de branche ou convention collective spécifique.
Pour un contrat de 25h précisément, cette dérogation n’a pas d’impact direct. Elle devient pertinente lorsque l’étudiant veut ajuster son volume horaire à la baisse en cours d’année universitaire.
Tableau récapitulatif : ce qui change selon le statut pour 25h au SMIC
| Critère | Étudiant (hors alternance) | Étudiant en alternance | CDD classique | CDI temps partiel |
|---|---|---|---|---|
| SMIC horaire brut | 12,31 euros | Base SMIC (% selon âge/année) | 12,31 euros | 12,31 euros |
| Cotisations salariales | Standard | Exonérées jusqu’à 79 % du SMIC | Standard | Standard |
| Indemnité de précarité | Oui (si CDD) | Non | Oui (10 % du brut) | Non |
| Exonération fiscale | Oui (moins de 25 ans) | Oui | Non | Non |
| Dérogation sous 24h/semaine | Oui (moins de 26 ans) | Selon contrat | Non (sauf accord) | Non (sauf accord) |
Le salaire brut pour 25 heures au SMIC reste le même quel que soit le contrat signé. Les écarts de rémunération réelle se construisent ailleurs : exonération de cotisations pour l’alternance, prime de précarité pour le CDD, avantage fiscal pour l’étudiant de moins de 25 ans. Comparer uniquement le brut mensuel revient à ignorer ces mécanismes, qui peuvent représenter plusieurs centaines d’euros de différence sur une année.

