Creditmutuel epargnesalariale s’adresse aux TPE et PME qui cherchent à structurer leur politique de rémunération différée. Depuis le 1er janvier 2025, la question ne relève plus uniquement de la stratégie RH : la loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 impose aux entreprises de 11 à moins de 50 salariés rentables un dispositif de partage de la valeur. L’épargne salariale devient donc un sujet à la fois réglementaire et concurrentiel sur le marché de l’emploi.
Loi partage de la valeur 2025 : le seuil qui change la donne pour les TPE
Les pages produits des gestionnaires d’épargne salariale présentent rarement le cadre légal avec précision. La loi du 29 novembre 2023 cible les sociétés de 11 à 49 salariés dont le bénéfice net fiscal atteint au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs (2022, 2023, 2024). À compter de l’exercice 2025, ces entreprises doivent mettre en place au moins un dispositif parmi quatre options.
Ce caractère obligatoire, expérimental pour cinq ans, transforme la lecture du marché. Une TPE qui remplit les conditions ne choisit plus entre proposer ou non un plan d’épargne salariale : elle arbitre entre les dispositifs disponibles.
| Dispositif | Type | Accessible aux entreprises de moins de 50 salariés |
|---|---|---|
| Intéressement | Accord collectif lié aux résultats ou à la performance | Oui |
| Participation | Quote-part du bénéfice redistribuée | Oui (volontaire ou obligatoire selon seuil) |
| Prime de partage de la valeur (PPV) | Prime ponctuelle | Oui |
| Abondement sur plan d’épargne salariale (PEE/PERCO/PERE-CO) | Complément versé par l’employeur | Oui |
Pour une PME déjà équipée via Crédit Mutuel Épargne Retraite Entreprises (anciennement Crédit Mutuel Épargne Salariale), la conformité est acquise. Pour les autres, le calendrier impose une décision rapide.

Épargne salariale et recrutement en PME : ce que mesurent les candidats
Les données de CNP Assurances montrent qu’environ 450 000 entreprises sont équipées d’un dispositif d’épargne salariale en 2026, pour un encours record d’environ 230 milliards d’euros. Ce doublement en dix ans traduit une normalisation du dispositif dans les offres d’emploi.
Un candidat qui compare deux propositions de poste en PME regarde désormais au-delà du salaire brut. L’existence d’un plan d’épargne entreprise (PEE) ou d’un plan d’épargne retraite collectif (PERE-CO) signale une politique de rémunération structurée. En revanche, l’absence de tout dispositif dans une entreprise rentable de plus de 11 salariés peut soulever un doute sur la conformité légale de l’employeur.
Abondement employeur : le levier de différenciation
L’abondement reste le mécanisme le plus perceptible pour un salarié. L’entreprise complète les versements volontaires du collaborateur, ce qui crée un effet de levier direct sur l’épargne constituée. Pour une TPE en tension de recrutement, proposer un abondement via un plan creditmutuel epargnesalariale donne un avantage concret face à des structures qui se limitent à la prime de partage de la valeur.
La PPV, versée une fois, n’engage pas l’employeur dans la durée. L’abondement, lui, construit un avantage récurrent qui fidélise autant qu’il attire.
Coût réel de l’épargne salariale pour une TPE : forfait social et charges
Le frein principal pour les dirigeants de petites structures reste le coût perçu. Les données publiques permettent de clarifier plusieurs points.
- Les entreprises de moins de 50 salariés bénéficient d’une exonération de forfait social sur l’intéressement et la participation, ce qui réduit significativement le coût employeur par rapport aux grandes entreprises soumises au taux de droit commun.
- L’abondement sur un PEE reste soumis au forfait social, mais le taux applicable aux PME est inférieur à celui des entreprises de 250 salariés et plus.
- Les sommes versées au titre de l’épargne salariale sont déductibles du bénéfice imposable, ce qui diminue l’assiette de l’impôt sur les sociétés.
L’écart de coût net entre une augmentation de salaire brut et un versement équivalent en épargne salariale joue en faveur du second. Pour un même budget, l’entreprise distribue davantage de pouvoir d’achat différé au salarié.

Crédit Mutuel Épargne Retraite Entreprises : offre et gestion pour les PME
Crédit Mutuel Épargne Salariale a été renommé Crédit Mutuel Épargne Retraite Entreprises (CM-ERE). L’offre couvre le PEE, le PERE-CO et les accords d’intéressement ou de participation. La plateforme de gestion en ligne permet aux dirigeants de configurer les paramètres de versement et d’abondement, et aux salariés de suivre leur épargne.
Pour les structures de moins de 50 salariés, CM-ERE propose des solutions packagées qui simplifient la mise en conformité avec la loi de partage de la valeur. L’accompagnement inclut la rédaction des accords, la mise en place des supports de placement et le pilotage administratif des versements.
Supports d’investissement et gestion pilotée
Les fonds proposés dans le cadre d’un plan d’épargne salariale CM-ERE incluent des supports diversifiés, dont des fonds labellisés ISR. La gestion pilotée, qui ajuste automatiquement l’allocation en fonction de l’horizon de placement du salarié, simplifie la décision pour des collaborateurs peu familiers des marchés financiers.
Près de 20 000 nouvelles entreprises rejoignent chaque année les dispositifs d’épargne salariale selon les données relayées par CNP Assurances, et la majorité sont des PME et ETI. Cette dynamique confirme que l’épargne salariale n’est plus réservée aux grands groupes.
Le choix d’un gestionnaire comme CM-ERE pour une TPE ou PME se mesure sur trois critères : le coût de gestion annuel, la qualité de l’accompagnement réglementaire et la lisibilité de l’interface pour les salariés. Sur un marché où l’obligation légale accélère l’équipement des petites entreprises, la rapidité de mise en place compte autant que la gamme de fonds proposée.

