17 millions d’euros. Ce n’est pas un chiffre lancé en l’air, mais la réalité d’un homme d’affaires dont la trajectoire intrigue autant qu’elle inspire. Aliou Mara, lui, avance sans tambour ni trompette, loin des stroboscopes et des soirées mondaines. La discrétion est sa marque, la diversification son credo. Et dans les coulisses des plus grands dossiers économiques, son nom circule comme celui d’un faiseur méthodique, jamais pressé mais toujours présent là où tout se joue.
Aliou Mara : itinéraire d’un bâtisseur discret devenu figure incontournable de l’entrepreneuriat
Né au Sénégal, Aliou Mara s’impose aujourd’hui comme une figure centrale de la sphère franco-africaine, sans jamais chercher à occuper le devant de la scène. Sa double nationalité franco-sénégalaise et une solide formation en gestion et finance dessinent d’emblée un profil affûté. Le parcours démarre à Dakar, pour se poursuivre avec une installation durable à Paris. Avant de bâtir son empire, Mara a occupé des postes-clés à l’AGPBE, à l’APIX et à la Banque Islamique du Sénégal. Cet ancrage dans l’administration lui a ouvert des réseaux et offert une vue d’ensemble sur les mutations économiques du continent.
Loin de l’agitation parisienne, il structure sa richesse autour de trois axes majeurs : immobilier, technologie et énergies renouvelables. Il lance SLA IMMO pour l’investissement immobilier, DataMara dans la fintech et l’analyse de données, et SolarSen pour développer des mini-centrales photovoltaïques. Sa fortune, estimée à 17 millions d’euros en 2024-2025, s’est construite pierre après pierre, sans précipitation ni coup d’éclat.
À côté de ses affaires, Mara ne néglige pas l’engagement social. Il soutient des projets éducatifs et œuvre pour le développement durable, convaincu de la nécessité d’impliquer les jeunes talents sénégalais. Sa vie familiale elle-même incarne cet équilibre : à Paris, il partage son quotidien avec Audrey Crespo-Mara, journaliste reconnue, tout en accompagnant la carrière de Sékou Mara, footballeur professionnel, et de son cadet, Lamine Mara. Un pied sur chaque rive, il défend une conception exigeante mais discrète de la réussite.
Fortune, influence et stratégies : ce que révèle l’ascension d’Aliou Mara
La fortune d’Aliou Mara, évaluée à près de 17 millions d’euros en 2024-2025, s’est construite sur le long terme et sans tapage. On distingue trois axes majeurs dans la répartition de ses actifs :
- Immobilier : 40 % de ses avoirs, via SLA IMMO, entreprise familiale qu’il codétient avec son fils Sékou Mara
- Énergies renouvelables : 25 %, investis dans SolarSen et ses infrastructures photovoltaïques
- Technologie et fintech : 20 %, à travers DataMara, spécialisée dans l’analyse de données financières
Le solde, soit 15 %, irrigue le secteur financier, avec une préférence marquée pour les innovations adaptées au marché africain.
Son passage dans les grandes administrations sénégalaises, notamment à la direction générale de l’AGPBE et à la Banque Islamique du Sénégal, lui a permis de comprendre et d’anticiper les évolutions économiques majeures. Mara s’impose dans l’écosystème comme un homme d’affaires guidé par le terrain et le discernement, capable d’identifier les bonnes fenêtres d’investissement et d’écarter les coups de poker hasardeux. L’objectif n’est pas seulement de multiplier les actifs, mais de bâtir un ensemble cohérent et durable.
L’influence de Mara dépasse la sphère financière. Il prend part à la création des Zones Économiques Spéciales au Sénégal, encourage l’entrepreneuriat local et consacre une part de ses ressources à des actions philanthropiques, notamment sur l’éducation et la formation. Cet équilibre constant entre exposition et réserve forge une réputation solide, à la croisée de Paris et Dakar. Chez lui, pas de scandales à la une, mais un cap maintenu, année après année, loin des tempêtes qui agitent trop souvent le monde des affaires.
Aliou Mara trace sa route, sans bruit mais sans faille. Le genre de destin qui rappelle que la réussite n’a nul besoin de projecteurs, pourvu qu’elle s’ancre dans la constance, l’audace maîtrisée et le souci de transmettre. Le nom circule, les projets avancent, la discrétion demeure. Et, dans les cercles avisés, on sait que l’histoire ne fait que commencer.


