Les transports génèrent différents impacts sur l'environnement :
Les nuisances sont le fait des pays industrialisés, mais aussi des pays émergents. Ainsi, les populations des pays en développement, qui ont connu une
explosion démographique et qui voient leur niveau de vie augmenter, achètent de plus en plus de voitures individuelles. Pékin a par exemple vu son parc
automobile augmenter de 400 000 voitures en 2003...
Il existe plusieurs leviers pour lutter contre ces dommages : le développement des transports propres ou alternatifs, l'inter-modalité ou la multi-modalité,
l'incitation au co-voiturage.
L'urbanisme constitue également un moyen d'action. Il faut en effet mentionner le fait que l'étalement urbain sur toute la
planète entraîne une multiplication des trajets pendulaires.
Afin de développer des transports propres, des aménagements sont réalisés par l'Europe, l'État ou les collectivités territoriales. Ou encore, la Commission Européenne édicte des normes de rendement énergétique destinées aux constructeurs de voitures. On peut s'attendre à ce que les contraintes soient de plus en plus pressantes.
Du côté du marché, on assiste à une concurrence croissante des constructeurs sur le terrain de la voiture écologique, et en particulier de la voiture électrique, qui sera probablement la voiture de demain.
Améliorer les transports dans un sens durable comprend deux aspects :
Cette distinction est autant valable avec le transport de marchandises qu'avec le transport des personnes.
Concernant le fret, il s'agit bien sûr de sortir du " tout routier " et de se reporter sur des modes de transports doux (rail, voies navigables). Et cela, alors
que, durant les dernières décennies, on a progressivement abandonné l'usage du rail et du fleuve.
Pour changer les choses durablement, il est absolument indispensable de respecter certains impératifs économiques. On aura donc intérêt à privilégier des
combinaisons entre les différents modes de transport, selon la spécificité des besoins de tel ou tel secteur d'entreprise. L'intermodalité, c'est-à-dire le
recours à différents modes de transport pour un même déplacement, offre une souplesse qui va dans ce sens.
Concernant le transport de voyageurs, on assiste à une volonté de développer les modes de transport collectifs, destinés à endiguer l'usage massif de
la voiture. Il est vrai que, tant qu'une agglomération n'est pas dotée d'un transport en commun en site propre (TCSP) élaboré en réseau et en complémentarité
avec des itinéraires piétons ou cyclables, on peut difficilement exiger de ses habitants de laisser leur voiture au garage.
La préférence pour les modes de transport doux ou les transports en commun, suppose une certaine compétitivité à l'égard de la voiture, qui globalement fait encore défaut en France. Il est impératif, pour inverser la tendance, d'augmenter l'offre de ces modes alternatifs.
La gestion des flux est également importante : cadencement des trains régionaux, fluidité de la circulation en ville, ou au contraire aménagements destinés à ralentir et contraindre le trafic pour décourager les automobilistes.
Il arrivera bien un moment où le pétrole fera défaut, et c'est alors toute la question des véhicules alternatifs et des nouveaux carburants qui s'ouvre : véhicules électriques, hybrides, à biocarburant, à air comprimé, à hydrogène, etc. Quel qu'il soit, le véhicule de demain devra répondre à plusieurs critères : efficacité, économie d'énergie, écologie, coût raisonnable, facilité à être fabriqué en série, souplesse, confort. Et à ce petit jeu, la voiture électrique semble aujourd'hui plutôt bien placée.
Le transport durable n'est évidemment pas une affaire nationale, dans la mesure où les échanges dépassent depuis longtemps les frontières des pays. En ce qui concerne la France, par exemple, c'est l'Union Européenne qui détermine la politique des transports, en agissant sur l'ensemble des leviers disponibles. À partir du constat selon lequel croissance économique égale croissance des transports, l'Europe a pris le parti de développer la mobilité, afin de soutenir une économie dynamique et compétitive, tout en accordant une prime aux transports les plus écologiques. À cet effet,
À travers le Grenelle de l'Environnement, la France pose comme objectif de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports d'ici à 2020. Rappelons en effet que les déplacements des ménages sont responsables en France de 28% des émissions de gaz à effet de serre, et le transport de marchandises de 17% de ces mêmes émissions.
Pour atteindre ses objectifs, le Grenelle prévoit :
Le transport durable, conformément aux trois piliers du développement durable, doit à la fois permettre l'efficacité économique et la croissance économique, contribuer à la qualité de vie et au bien-être social, et restreindre au maximum les nuisances sur la santé et l'environnement. Il consiste dans la modernisation des infrastructures, la maîtrise des flux, et le report sur les modes de transport doux et sur les transports collectifs.