Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a révélé mercredi qu'un de ses employés était l'auteur d'un acte de vandalisme contre l'Arabie Saoudite lors d'une conférence internationale sur l'environnement à Bonn en juin, et présenté ses excuses.
Une plaque officielle au nom de l'Arabie Saoudite avait été cassée en deux, jetée dans les toilettes, et une photo du délit publiée sur internet. Le drapeau du royaume avait également été dégradé lors de cette conférence sous l'égide des Nations unies à Bonn début juin.
L'incident intervenait au lendemain d'un veto de l'Arabie Saoudite qui avait bloqué une requête de l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), directement menacés par la montée des océans, ce qui avait provoqué la colère des ONG.
L'Aosis réclamait une étude attestant de la dangerosité pour eux d'un réchauffement climatique global de +1,5°.
"Nous sommes vraiment désolés pour l'offense causée par l'incident, que nous condamnons fermement et ne pouvons excuser", a déclaré Jim Leape, directeur général du WWF dans un communiqué.
Cet incident, a-t-il ajouté, "était une grave offense pour l'Arabie Saoudite comme pour la conférence dans son ensemble". C'était "totalement inadmissible du point de vue de nos conventions et de nos principes (...). La personne responsable a exprimé de profonds regrets et présenté des excuses sans réserve. Elle ne travaille plus pour le WWF".
Deux autres personnes, l'une du WWF, l'autre d'Oxfam, interrogées par les services de sécurité de l'Onu dans le cadre de l'enquête ont également été suspendues de leurs fonctions dans l'attente d'investigations complémentaires, a encore indiqué M. Leape.
Les négociateurs de près de 180 pays se sont réunis à Bonn pendant 12 jours début juin pour discuter de la suite à donner à l'accord de Copenhague sur le climat et préparer le rendez-vous de Cancun au Mexique, fin 2010.
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