Petits poissons

Une nouvelle effroyable vient de tomber: 

Le changement climatique rend les poissons de plus en plus petits

Car 

Les poissons des eaux européennes ont perdu la moitié de leur masse corporelle en l'espace de quelques décennies sous l'effet du changement climatique, selon une étude de l'institut français Cemagref publiée lundi aux Etats-Unis.

 

Le Cemagref, c'est qui ?

Un petit tour sur le site de cette Institut de Recherche dont la réputation internationale n'est plus à faire...

Organisme Public de recherche finalisée

Il ne m'en faut pas plus pour me faire une opinion sur le pertinence des d'études (et surtout de l'interprétation des résultats) publiées par cette institution renommée que tout le monde connait, n'est-ce pas.

 

C'est la recherche finale ! (à chanter avec le poing en avant)

Au fait, c'est quoi la recherche finalisée.

Je connaissais la recherche expérimentale, la recherche appliquée, la recherche du bonheur, mais la recherche finalisée?

Ca n'existe pas sur Wikipedia (ou pas encore, jusqu'à ce qu'un apparachik membre d'une des innombrables commissions de contrôle du progrès scientifique au service de la condition humaine et de l'épanouissement des populations ne nous concocte un article convaincant tout autant qu'incompréhensible).

Car une recherche vite fait sur Google met en évidence que la "Recherche Finalisée" est un néologisme récurrent dans le language administrative de multiples organismes étatiques.

L'INRA nous fournit une explication sur le sujet:

Les recherches menées à l’Inra sont orientées à la fois par des questionnements scientifiques et par des enjeux socio-économiques dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et de l’agriculture. Elles font progresser les connaissances, débouchent sur des innovations pour la société et permettent d’éclairer les décisions, publiques ou privées. Cette approche, qui est celle de la recherche finalisée, caractérise l’Inra.

Donc, toutes les autres recherches qui ne seraient pas "finalisées" ne serviraient à rien, en plus de n'avoir aucun fondement ni aucune justification...

Nous le savions depuis longtemps, il n'y a guère que l'Etat qui sait ce qu'il faut chercher, pourquoi il faut le faire, et comment le mettre en pratique. C'est sans doute pour cela que notre doux pays de France, qui accorde une place tellement réduite à la recherche privée, est si mal classé au niveau international.


Cemagref, arrête tes Cimagrées

Les poissons des eaux européennes sont donc notoirement plus petits qu'il y a un certain temps, ce qui semble constituer une constatation que l'on peut être disposé à admettre.

Mais ils le seraient exclusivement du fait du réchauffement climatique, c'est le Cimagref qui le dit.

Y a-t-il un réchauffement climatique avéré?

Si oui, remonte-t-il à plusieurs décennies (au moins deux), alors qu'au mileu des années 1970 (ce qui ne fait jamais que trois décennies), les médias s'inquiétait du risque de refroidissement climatique?

N'y aurait-il aucune explication alternative, telles que la surpêche (en raison des subventions massives que l'europe accorde à l'industrie de la pêche), l'aménagement, la pollution, la navigation fluviale et maritime?

Comment étabir un lien de causalité irréfutable entre une seule et unique cause supposée et son effet tout autant imaginaire supposé?

 

Petit pois dans la tête des chercheurs ou grosse taxe sur notre dos

La seule finalité de ce genre d'étude pseudo-scientifique aussi mal "finalisée" que les chercheurs qui l'ont pondue, et dont les conclusions n'ont pu germer que dans l'esprit de chercheur à l'encéphale aussi développé que le sont nos malheureux cyprinidés victimes de la chaleur étouffante qui accable nos rivières, c'est bien entendu d'ouvrir la voie au buldozer réglementaire et fiscal à la solde du lobby environnemental : taxe carbone, réduction des émissions, subventions aux industries dites "vertes"...