La compagnie pétrolière Shell mobilisait jeudi navires et avions pour tenter de limiter les dégâts d'une fuite d'environ 40.000 barils de brut survenue mardi au large du Nigeria, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
La fuite, qui s'est déclarée sur ses installations du champ en eaux profondes Bonga, situé à 120 km des côtes, a été arrêtée, tout comme la production de ce site majeur dont la capacité s'élève à 200.000 barils par jour.
"Afin d'accélérer le nettoyage en mer, nous déployons des navires avec des dispersants pour désintégrer la nappe sur l'eau", a expliqué le patron de Shell au Nigeria, Mutiu Sunmonu, cité dans le communiqué.
Des avions devaient aussi être dépêchés, en soutien aux navires, a-t-il ajouté.
"Nous déployons des équipements infra-rouges pour pouvoir détecter les quelques endroits où la nappe pourrait être plus épaisse. Cela nous permet de cibler l'usage des dispersants", qui sont des produits chimiques, a poursuivi M. Sunmonu.
La compagnie anglo-néerlandaise avait indiqué mercredi que "moins de 40.000 barils de pétrole auraient fui".
Elle assure jeudi que "jusqu'à 50% du pétrole qui a fui s'est déjà dissipé de façon naturelle et par l'évaporation", une information impossible à vérifier de source indépendante.
Les autorités nigérianes n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour commenter la situation.
L'incident s'est produit au large des côtes du Delta du Niger, la région pétrolifère du Nigeria, premier producteur de brut d'Afrique.
Le Delta du Niger est extrêmement pollué après plus 50 ans d'exploitation.
Dans un rapport en août sur la pollution en pays Ogoni, un secteur du Delta du Niger où Shell a particulièrement été implanté dans le passé, l'ONU a estimé que les dégâts étaient tels (eau, sols, air contaminés par le pétrole) que le nettoyage de la zone serait le plus important jamais entrepris dans le monde.
M. Sunmonu a précisé que Shell et le gouvernement nigérian étaient en train d'informer "les communautés locales et les pêcheurs de la situation".
La fuite se serait produite au cours du transfert de brut vers un tanker pétrolier, selon la compagnie.
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Les énergies fossiles proviennent de l'exploitation de roches qui se sont formées par fossilisation de
végétaux enfouis dans le sol. Ces roches, ou combustibles fossiles, se présentent sous forme solide (tourbe, houille, charbon),
liquide (pétrole), ou emprisonnant du gaz (gaz naturel).
Cette lente fossilisation s'effectuant dans des conditions géologiques très spécifiques,
le premier problème de l'énergie aujourd'hui est l'épuisement progressif des ressources fossiles.
Les énergies fossiles sont obtenues par combustion de ces matières riches en carbone (le pétrole et le gaz naturel sont des hydrocarbures),
produisant ainsi du dioxyde de carbone ou CO2. Apparaît alors un deuxième problème majeur : l'aggravation de l'effet de serre.