Politique internationale - en route vers Copenhague !

Le 14 Sep 2009, 14:45
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Schroder International Selection Fund
Global Climate Change Equity
Lettre d’information mensuelle

Au mois de juillet s’est tenu le sommet du G8 en Italie. A cette occasion et pour la première fois, les pays participants sont parvenus à un accord prévoyant de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici 2050, dans le cadre d’une baisse des émissions de 50 % à l’échelle mondiale. Auparavant, les pays du G8 ne s’étaient pas engagés au delà d’une réduction de 50 % pour 2050. Reste que le seuil de 80 % sera difficile à atteindre et impliquera une transformation radicale sur le plan économique !

 


Dans la foulée, le Forum des économies majeures (MEF), qui regroupe notamment l’Australie, le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Corée, le Mexique et l’Afrique du Sud, a donné lieu à un accord pour limiter le réchauffement mondial à 2oC (encore une première) par rapport aux niveaux préindustriels.

Les discussions sont toujours dans l’impasse concernant la provenance des financements publics pour promouvoir une croissance à faible impact carbonique et le processus d’adaptation dans les pays en développement, ainsi que l’engagement des pays industrialisés à réduire leurs émissions de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 en 2020, à titre d’étape intermédiaire. Le Comité intergouvernemental sur le changement climatique (CICC) a salué l’objectif de 2 % fixé par le MEF mais a regretté que le Forum n’ait pas retenu ses conclusions : ces dernières stipulent en effet que pour atteindre cet objectif, le total des émissions de gaz carbonique à l’échelle mondiale devra toucher un pic en 2015 avant d’être constamment révisé à la baisse.


La politique environnementale et énergétique a joué un rôle central dans les négociations sino-américaines entamées en juillet. Les avancées réalisées par les deux plus grands émetteurs de gaz carbonique seront déterminantes pour parvenir à un accord international à Copenhague.

Les représentants de l’Union européenne se sont rencontrés en Suède afin de définir une position commune lors du Sommet sur le changement climatique qui se déroulera en décembre à Copenhague. La France a abordé la question des mesures à prendre si aucun accord international n’est conclu : le pays propose d’imposer une taxe-carbone sur les importations en provenance de pays ne s’engageant pas à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre, afin de  protéger les secteurs européens qui doivent supporter des frais supplémentaires pour tenir les objectifs de l’UE. (Aux États-Unis, le Projet de loi sur le climat comprend une proposition comparable, visant à protéger les secteurs générant des émissions importantes.) Même si cette proposition a été rejetée par l’UE au motif de ses accents éco-impérialistes, elle n’est pas considérée comme illégale par l’OMC et deviendra très certainement une option majeure en cas d’échec du  sommet de Copenhague. De fait, l’OMC a publié récemment un document sur le changement climatique qui s’exprime dans les termes suivants :


« L’approche générale, aux termes des règles de l’OMC, tend à reconnaître que des restrictions commerciales pourraient être nécessaires, à un certain degré, pour atteindre une partie des objectifs politiques. »


Politique nationale – vers un réseau énergétique à faibles émissions de gaz carbonique

La Chine a annoncé qu’elle subventionnerait à hauteur de 50 % des projets solaires dans les deux à trois prochaines  années (dont 70 % en zone rurale) ainsi qu’un tarif d’achat garanti pour de nouveaux projets éoliens.
La Corée du Sud va consacrer 2 % de son PIB ($84,5 milliards) aux secteurs liés au changement climatique dans les cinq prochaines années (énergies renouvelables, LED, réseaux électriques intelligents et hybrides).
Le gouvernement britannique a dévoilé son plan de transition vers une économie produisant moins de gaz à effet de serre (Low Carbon Transition Plan). Celui se compose notamment de la Stratégie sur les énergies renouvelables, au travers de laquelle l’État s’engage à dédier £100 milliards aux énergies renouvelables d’ici 2020 (dont £60 milliards dans des projets liés à la transmission et à l’éolien).

 

Adaptation

Après l’analyse de 70 articles scientifiques, l’Université australienne James Cook conclut que les territoires tropicaux se sont étendus de 500 km ces 25 dernières années, repoussant les zones subtropicales (depuis l’Équateur) vers les régions très peuplées d’Australie du Sud, d’Afrique du Sud, d’Europe du Sud/Méditerranée/Moyen- Orient, ainsi que vers le  sud-ouest des États-Unis, le nord du Mexique et le sud de l’Amérique latine.
Si les zones subtropicales continuent à s’étendre, les régions citées ci-dessus devraient connaître des périodes de  sécheresse intense qui auront un impact sensible sur les réserves d’eau, les écosystèmes et l’agriculture.

 

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Principal thème d’investissement : la fonte des calottes glaciaires et la disparition des glaciers

 

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