BP a testé de nombreuses techniques avant de finalement réussir à poser à la mi-juillet un entonnoir permettant d'arrêter la fuite de pétrole responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Les nombreux ratés, qui s'expliquent notamment par la profondeur inédite de la fuite - 1.500 mètres -, ont permis aux ingénieurs du groupe britannique de concevoir l'entonnoir qui a permis de stopper au moins provisoirement la fuite.
LES ECHECS RETENTISSANTS
- Six jours après l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon au large de la Louisiane, BP envoie quatre robots travailler en pleine mer pour fermer le bloc obturateur (valve de sécurité destinée à contrôler la pression) du puits, ce qui permettrait de couper la fuite de brut. Mais les efforts des bras robotiques restent vains.
- Après avoir été déposé au fond de l'eau, un couvercle très attendu --un silo blanc en forme de dôme de 100 tonnes et 12 m de haut censé pomper le pétrole pour l'acheminer à bord d'un pétrolier situé à la verticale--, est retiré le même jour en raison de la formation de cristaux similaires à de la glace.
- Un nouveau couvercle, plus petit, d'un poids de 1,6 tonne pour environ 2,4 mètres de hauteur, est envisagé. BP espère limiter la formation de cristaux en injectant de l'eau chaude et du méthanol mais évoque "un procédé inédit et très complexe". L'idée est finalement abandonnée.
LES TENTATIVES ENCOURAGEANTES
- Après ces nombreux ratés, BP privilégie l'installation d'un tube de 15 cm de diamètre destiné à "aspirer le pétrole" qui s'échappe directement dans le gisement. Ce tuyau va permettre à BP de siphonner, pour la première fois, jusqu'à un cinquième du brut qui s'échappe.
- Pour colmater définitivement la fuite, BP ébauche une nouvelle solution: le colmatage du puits avec l'injection de matériaux et de produits liquides. L'opération nommé "Top Kill" va montrer des signes encourageants avant que la fuite ne reparte de plus belle.
- Une nouvelle approche est alors privilégiée: sectionner les oléoducs endommagés et ajuster une structure permettant de capter le pétrole et de le siphonner jusqu'à un navire en surface. Cette solution qui rappelle celle du couvercle de confinement tentée début mai permet cette fois de pomper une bonne partie du brut.
- BP installe en sus un second dispositif de captage qui permet de brûler quotidiennement 10.000 barils de brut.
LES REUSSITES
- BP va finalement installer un énième entonnoir qui va lui permettre de stopper complètement, et pendant plusieurs semaines, l'écoulement de brut.
- Dans le même temps le groupe pétrolier termine deux forages de dérivation qui doivent permettre de condamner le puits début août.
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