L'eau des nappes phréatiques (réserves aquifères) en France

Le 05 Sep 2008, 11:22
On a répertorié en France environ près de 1 500 aquifères de plus de 10 km² de superficie dont 200 aquifères régionaux de tailles variées (100 à 100 000 km²) à ressource exploitable : 25 nappes captives et 175 nappes libres. Détails.
 

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Empreinte sur l’eau

Quelques chiffres pour se rendre compte de la consommation de l’eau :
2.483 m3/personne/an aux États-Unis (696 milliards de m3/an)
2.232 m3/personne/an en Italie
1.875 m3/personne/an en France (110 milliards de m3/an)
1.243 m3/personne/an en moyenne mondiale (7 452 milliards de m3/an).
 
 
On estime en France, que 200 aquifères renferment 2 000 milliards de mètres cubes d'eau dont environ 100 milliards de mètres cubes s'écoulent annuellement vers les sources, les cours d'eau et les littoraux pour être renouvelés dans le même temps par les pluies.
 

Zone aquifère : définition

Formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau mobilisable, constituée de roches perméables (formation poreuses et/ou fissurées) et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation (drainage, pompage,...).
Ces zones sont stratégiques, et commencent à entrainer des mouvements géo-politiques à l'image des Etâts-Unis qui "s'emparent" de zone géographique sur la réserve gigantesque de l'aquifère Guarani au Paraguay (lire: La mondialisation.ca ou sur France5 ).
 
 
La productivité individuelle des forages d'exploitation varie de quelques mètres cubes par heure à 200 m3 /h, parfois plus. Les ressources en eau souterraine sont abondantes sur les 2/3 du territoire correspondant aux bassins sédimentaires. Elles sont moins abondantes sur le socle.
 
Actuellement, environ 30 à 40 milliards de mètres cubes par an sont puisés dans les nappes d'eau souterraine. Déduction faite des volumes qui retournent aux nappes, le soutirage net est de l'ordre de 8 milliards de mètres cubes dont 50 % pour l'eau potable couvrant ainsi :
- 65 % des besoins domestiques ;
- 20 % des besoins agricoles (irrigation) ;
- 25 % des besoins industriels, non compris les prélèvements des centrales nucléaires.
 
Suivant les nappes, les volumes soutirés par année (par les exploitations) sont de l'ordre de 1 à 10 % de leur débit naturel mais, dans certains cas, ce pourcentage peut atteindre 50 %, voire 100 %.
 
 

Des nappes libres

La surface supérieure de l'eau fluctue dans le sol sans contrainte. Il n'y a pas de « couvercle » imperméable au toit du réservoir, qui est en communication avec la surface du sol, et la pluie efficace peut l'alimenter par toute la surface.
 

Des nappes captives

Elles sont contenues dans les mêmes types de roche, mais sont recouvertes par au moins une couche géologique imperméable qui confine l'eau. Celle-ci est alors sous pression et peut jaillir dans des forages dits artésiens
 

Des nappes alluviales

Elles sont contenues dans les grands épandages de limons, sables et graviers des fleuves et des rivières. Le réservoir étant étroit, allongé et souvent sinueux, ces nappes suivent la même géométrie. Elles sont souvent en communication avec une nappe de formation sédimentaire sous-jacente plus vaste.
  
 

Sècheresse : définition et déficit hydrique

La sécheresse est une déficience conjoncturelle des apports d'eau par les pluies, établie par rapport à une valeur de référence. La sècheresse est relative : au mois, à l'année. Un mois de mars sec peut être plus pluvieux qu'un mois d'août sec. Il y a des périodes de sécheresse, des années ou des décennies sèches - ou du moins déficitaires -. Un mois sans pluie en Bretagne est dit sec, huit mois sans pluies à Niamey sont un état « normal ».
 
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 (sècheresse de terres agraires dûe au déficit de pluviométrie)
 
 
A la différence de l'aridité qui est une caractéristique permanente du climat.
 
On distingue plusieurs degrés dans le déficit en eau sous climat tempéré : la sècheresse agricole, déficit temporaire qui touche les premiers décimètres de sol, le déficit saisonnier ou pluri saisonnier qui voit les petites et moyennes nappes baisser, le déficit pluri-annuel qui touche enfin les nappes à forte inertie. Mais en aucun cas on ne relève d'assèchement de nappe.
 

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(irrigation de jour de champs de maïs en été en région toulousaine)

 
 

Sur-exploitation des nappes

On peut temporairement surexploiter les nappes à réserves importantes pour pallier les effets d'un déficit superficiel, mais il faut savoir que la baisse de niveau provoquée peut pénaliser d'autres usages, ou toucher l'intégrité de milieux écologiques sensibles. On bascule alors vers le suivi des milieux périphériques aux nappes. Si les effets périphériques négatifs sont supportables ou insignifiants, rien n'interdit de jouer sur la capacité régulatrice pluri-annuelle des nappes, en les sur-exploitant de manière contrôlée mais dans tous les cas exceptionnelle. Il faut en effet que hors période de stress hydrique le stock se reconstitue.
 
Dernière grosse sècheresse fût 2003: la période de mars à août 2003 se présente comme une longue sécheresse de printemps et d’été pendant laquelle les eaux souterraines profondes ne subissent pas d’impact important.
 
 

Situation des nappes phréatiques: Août 2008

Au cours du mois de juillet, les précipitations ont été assez disparates, on observe une France globalement coupée en deux, d’un côté certaines régions où le déficit peut être supérieur à 75% tel le pourtour méditerranéen, de l'autre côté des régions où les excédents sont très importants pour la saison tels l’extrémité occidentale de la Bretagne ou l’ouest lyonnais.
En termes de cumul depuis le début de l’année hydrologique, la situation est proche de la normale sur la très grande majorité du territoire. Un déficit supérieur à 25% est toujours observé sur le pourtour méditerranéen.
 
Les précipitations du mois de juillet, qui ont parfois encore profité aux nappes, font que le déficit apparent des nappes de certaines régions depuis l’automne s’est fortement réduit au début de l’été. C’est le cas notamment du centre du bassin parisien, du bassin de Toulouse et de celui du Roussillon. La tendance à la baisse estivale des nappes, bien qu’exceptionnellement tardive cette année, se généralise à la fin du mois de juillet.
 

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 (état des lieux en janvier 2008)

 
 

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(situation août 2008 des nappes phréatiques)

 
 
Le niveau de remplissage des nappes est normal voire supérieur à la normale pour une majorité d'aquifères en France. L'état de remplissage présente néanmoins des contrastes. Les situations extrêmes y sont moins fréquentes et moins marquées que les mois précédents.
 
 
Sources : article réalisé à partir des sites: eau de France et brgm/eau 
 
 
 
Par EcoloTrader



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