Depuis maintenant plus d’un an, les préoccupations écologiques sont médiatiquement exposées au grand jour : plus de publicité sans le préfixe éco ou l’adjectif vert ou durable, à bon ou mauvais escient. Les marchés actuels purgent les excès d'une ingénieurie financière à l'extrème. Il est peut-être temps de découvrir d'autres horizons d'investissement : l'Investissement Socialement Responsable, l' I.S.R. .

Alors comment faire pour AGIR, chacun d’entre nous, quand l’on nous « vole » même notre bon vieux Codevi qui se transforme en Livret du Développement Durable ?. L’économie verte prend son essor et se retrouve de plus en plus dans des produits financiers, loin des turpitudes des montages abracadabrantesques des subprimes.
Pouvons-nous y accéder et est-ce un engagement respectueux ?
L'Investissement Socialement Responsable
Selon Novéthic, filiale de la Caisse de dépôt qui se charge de suivre ce marché de la finance respectueuse, les encours explosent à la hausse année après année, En 2007, ce montant atteint près de 22 milliards d’euros.
Plus de 175 fonds sont répertoriés, proposés, par près de 35 sociétés de gestion.
Hélas, les deux tiers de ces produits sont détenus par des investisseurs qualifiés comme les assureurs …
Comment être sûr d’investir dans cette économie respectueuse et vertueuse, socialement responsable, aux bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise, et soucieuse d’un environnement plus protégé ?
Pour un vrai développement durable bien sûr !
Les fonds proposés à l’investisseur qualifié ou au particulier sont rassemblés dans un panel de sociétés qui sont sous très hautes surveillances. Communément appelé I.S.R. pour investissement socialement responsable, il répond à des critères pointus, et en sera d’autant plus sûr.
L'ISR définition
L’ISR se définit par la gestion de fonds qui intègre des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques.
Analyse extra-financière
Pour être certain de ne pas intégrer n’importe quelle société, l’ISR repose sur des analyses extra-financières qui évaluent les engagements, les politiques mises en œuvre et les performances de l'entreprise dans les domaines sociaux, environnementaux et de gouvernance (éviter les patrons voyous, les paradis fiscaux, le blanchiment d’argent, etc …), liés à ses activités.
Une trentaine d’acteurs se chargent de réaliser ces analyses, tel que des sociétés et cabinets spécialisés comme Vigéo (dont Nicole Notat est la tête) ou Ethifinance. Les banques ne sont pas en reste avec leurs propres analystes, ainsi que de petites sociétés de gestion indépendante (Financière de Champlain, BMG…). Leur premier objectif étant de répondre à la demande des investisseurs.
Méthode d'analyse extra-financière
Plusieurs approches de l’analyse extra-financière ont été développées en fonction des attentes des investisseurs dont :
- une "approche d'évitement" qui s'appuie sur l'utilisation de critères d'exclusion de sociétés (conditions non respectés).
- une "approche de performance" qui elle s’effectue à partir de critères de sélection positifs appelés communément « Best in class », les meilleures sociétés de leur secteur d’activité.
Dans une seconde partie nous verons les thématiques qui ont récement évoluées depuis la prise en compte de la problématique environnementale du réchauffement climatique (ISR et la bourse).

Par EcoloTrader