Le terminal charbonnier de Cherbourg, contesté par les écologistes, devrait être mis en service mi-septembre, a annoncé mardi le préfet de la Manche Jean-Pierre Laflaquière.
Tous les arrêtés sont signés et la commission locale d'information (CLI) du terminal, lieu d'échanges entre l'opérateur Louis Dreyfus Armateurs, associations de défense de l'environnement, et élus locaux, a été mise en place jeudi mais elle n'était pas ouverte au public, a dit M. Laflaquière.
"Un certain nombre de participants ne voulaient pas voir les médias", a justifié le préfet pour qui il s'agissait de "ne pas créer de difficultés avec les gens qui ne font pas partie" de la CLI.
Pour les CLI à venir, "je vais voir", a ajouté le préfet, lors d'un petit déjeuner de presse, face aux protestions de journalistes soulignant que les CLI des trois sites nucléaires du département étaient ouvertes à la presse.
"Je n'étais pas obligé de mettre" en place une CLI, a-t-il ajouté, relevant aussi que la loi n'obligeait pas à ouvrir la structure à la presse.
En mars, lors du feu vert du préfet au projet, Louis Dreyfus Armateurs avait tablé sur un démarrage mi-juin de ce terminal qui, au départ, devait être lancé en septembre 2009.
"C'est le premier terminal offshore en France", a affirmé le préfet mardi.
Le terminal, seul espoir pour relancer l'activité du port de Cherbourg selon ses promoteurs, a suscité la vive opposition des écologistes.
Greenpeace avait déversé plusieurs tonnes de charbon devant le ministère de l'Ecologie en juin 2009 pour protester contre ce projet lancé "alors que l'urgence climatique impose d'arrêter les énergies fossiles".
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Les énergies fossiles proviennent de l'exploitation de roches qui se sont formées par fossilisation de
végétaux enfouis dans le sol. Ces roches, ou combustibles fossiles, se présentent sous forme solide (tourbe, houille, charbon),
liquide (pétrole), ou emprisonnant du gaz (gaz naturel).
Cette lente fossilisation s'effectuant dans des conditions géologiques très spécifiques,
le premier problème de l'énergie aujourd'hui est l'épuisement progressif des ressources fossiles.
Les énergies fossiles sont obtenues par combustion de ces matières riches en carbone (le pétrole et le gaz naturel sont des hydrocarbures),
produisant ainsi du dioxyde de carbone ou CO2. Apparaît alors un deuxième problème majeur : l'aggravation de l'effet de serre.