Concessions de barrages : GDF Suez réaffirme ses ambitions

Le 07 Feb 2012, 11:30

Le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet a réaffirmé mardi les ambitions de son groupe dans l'exploitation de barrages hydroélectriques en France, alors que la concurrence s'intensifie pour le renouvellement attendu d'une partie des concessions hydrauliques françaises.

"Nous avons l'ambition d'augmenter nos capacités d'au moins 1.500 mégawatts d'ici 2016" dans l'hydroélectricité en France, en conservant les concessions déjà exploitées par GDF Suez et en obtenant de nouvelles, a déclaré M. Mestrallet, lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables à Paris.

Cet objectif, déjà annoncé cet automne, s'inscrit dans le cadre de la volonté du groupe de doubler ses capacités de production d'énergies renouvelables en France d'ici 2020, a-t-il souligné.

GDF Suez, qui est déjà le deuxième exploitant de barrages en France, derrière EDF qui contrôle environ 80% de ce marché, réaffirme ainsi ses ambitions alors que de nombreux groupes espèrent décrocher une part de ce gâteau, dans le cadre du renouvellement d'une série de concessions, qui doit faire l'objet d'une mise en concurrence.

L'allemand EON s'est ainsi allié lundi à un groupement de fournisseurs d'énergie régionaux, Hydrocop Concessions, pour décrocher des concessions, rejoignant ainsi les rangs déjà bien étoffés des acteurs qui lorgnent sur ce marché (dont l'italien Enel et les scandinaves Statkraft, Fortum et Vattenfall, ce dernier s'étant allié pour l'occasion à la SNCF, Rhodia et ArcelorMittal).

Le patron de GDF Suez a également profité de cette tribune pour réclamer un traitement fiscal équitable entre les exploitants de barrages français, remarquant qu'une de ses filiales dédiée à l'hydroélectricité, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), était soumise à une taxe de 24% sur son chiffre d'affaires, alors que les autres opérateurs en sont exemptés.

D'ici la fin 2015, 49 barrages français, regroupés en dix lots, doivent faire l'objet d'un renouvellement de leurs concessions. D'une capacité totale de 5.300 mégawatts (soit l'équivalent de quatre ou cinq gros réacteurs nucléaires), ils représentent 20% du parc hydraulique français.

Cette mise en concurrence avait été annoncée au printemps 2010 par le gouvernement pour respecter la réglementation européenne. Mais les dates des premiers appels d'offres, initialement attendus dès la fin 2010, n'ont toujours pas été annoncées.


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